Séance 3 – culture littéraire – les grands explorateurs – La découverte de l’Amérique par Christophe Colomb

Objectif : je découvre le journal de bord d’un grand explorateur du 15e siècle

Christophe colomb

Christophe Colomb est né en Italie en 1451, mais il vit au Portugal. Persuadé que la Terre est ronde, il pense pouvoir atteindre plus facilement les Indes orientales (Asie) décrites par Marco Polo en allant vers l’Ouest qu’en contournant l’Afrique. Mais il tombe sur les Antilles, puis sur l’Amérique, qui est alors une terre inconnue …

Le Journal de bord de Christophe Colomb, consigné chaque jour, donne des renseignements sur la route suivie, les courants marins et les vents, le comportement de l’équipage, les îles découvertes.

La découverte d’Haïti

Le 5 décembre 1492 le célèbre navigateur débarque sur l’actuelle île d’Haïti et de la République Dominicaine, qu’il baptiste Hispaniola. A l’époque, les indigènes l’appellaient Ayiti, Quisqueya ou Bohio.

Cette île est, ainsi que toutes les autres, fertile au suprême degré, mais celle-ci plus encore que les autres. Elle a sur la rive de la mer nombre de ports auxquels ceux de la Chrétienté que je connais ne sauraient être comparés, et à foison des fleuves si beaux et si grands que c’est merveille.

Il y a des palmiers de six ou huit essences dont la belle diversité ravit les yeux d’admiration, mais aussi celle des autres arbres, des fruits et des herbes. Il y a là encore des pinèdes en quantité, des campagnes magnifiques et du miel, toutes sortes de volatiles et des fruits fort divers. À l’intérieur des terres, il y a maintes mines de métaux et d’innombrables habitants.

L’Hispaniola est une merveille : les montagnes, les plaines et les vallées, les terres si belles et grasses, bonnes pour planter et semer, pour l’élevage des troupeaux de toutes sortes, pour édifier des villes et des villages. On ne croira pas sans les avoir vus ce que sont ses ports de mer et ses fleuves nombreux, grands, aux bonnes eaux, et dont la plupart charrient de l’or.

Quelques pistes de lecture …

Cherchez les éléments qui assimilent cette île à un paradis

La découverte de l’Amérique

Christophe Colomb débarque ensuite dans l’archipel des Bahamas. Il se croit toujours en Asie, dans les contrées décrites par Marco Polo.


Moi, afin qu’ils nous aient en grande amitié et parce que j’ai connu qu’ils étaient gens à se rendre et convertir bien mieux à notre Sainte Foi par amour que par force, j’ai donné à quelques-uns d’entre eux quelques bonnets de couleur et quelques perles de verre qu’ils se sont mises au cou, et beaucoup d’autres choses de peu de valeur dont ils eurent grand plaisir ; et ils nous firent tant d’amitié que c’était merveille. Ensuite, ceux‑là venaient, nageant près des navires dans lesquelles nous étions, et ils nous apportaient des perroquets, du fil de coton en pelotes, et beaucoup d’autres choses qu’ils échangeaient contre d’autres que nous leur donnions.

Mais il me parut qu’ils étaient des gens très dépourvus de tout. Ils vont nus, tels que leur mère les a enfantés, et les femmes aussi, toutefois je n’en ai vu qu’une, qui était assez jeune. Et tous les hommes que j’ai vus étaient jeunes, aucun n’avait plus de trente ans ; ils étaient tous très bien faits, très beaux de corps et très avenants de visage, avec des cheveux quasi aussi gros que le crin de la queue des chevaux, courts et qu’ils portent jusqu’aux sourcils, sauf en arrière, quelques mèches qu’ils laissent longues et jamais ne coupent.

Certains d’entre eux se peignent le corps en brun, d’autres se peignent en blanc et d’autres en rouge vif, et d’autres de la couleur qu’ils trouvent. Certains se peignent le visage et d’autres tout le corps ; certains se peignent seulement le tour des yeux et d’autres seulement le nez.

Ils ne portent pas d’armes ni même ne les connaissent, car je leur ai montré des épées que, par ignorance, ils prenaient par le tranchant, se coupant.

Quelques pistes de lecture …

1 –  Pourquoi a-t-on appelé ces peuples les « Indiens d’Amérique » ? Aidez-vous de la biographie pour répondre.
2 – Comment les membres des deux mondes entrent-ils en contact ?
3 – Les comportements sont-ils méfiants ? L’absence de langage commun est-il un obstacle à la rencontre ?
4 – Christophe Colomb décrit-il les indigènes de manière négative ou positive ? Qu’est-ce qui le surprend chez eux ?

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