Le 3 août 1492, un certain Christophe Colomb …

Né en 1451, Christophe Colomb est un navigateur génois au service des Rois catholiques d’Espagne. Persuadé que la Terre est ronde, il pense pouvoir atteindre plus facilement les Indes (c’est-à-dire l’Asie du Sud et du Sud-Est) décrites par Marco Polo en allant vers l’Ouest qu’en contournant l’Afrique. Ayant convaincu les Rois d’Espagne que son projet est viable, il part avec deux caravelles et une caraque et finit par tomber sur l’île d’Hispaniola, dans l’archipel des Caraïbes. Il ne se doute pas qu’au loin, il y a ce grand territoire alors inconnu qu’on appellera un jour l’Amérique …

… entame son premier voyage vers l’inconnu …

Pour réussir son voyage, Christophe Colomb dispose des dernières innovations de la technique navale, et notamment de deux caravelles, la Pinta et la Niña. Ce sont des navires révolutionnaires pour l’époque : relativement légers, ils permettent de naviguer par tous les vents, de s’approcher des rivages et de manoeuvrer rapidement.

Mais lui-même est à bord d’une caraque bien plus lourde, la Santa-Maria : pendant quatre mois, ce grand navire taillé pour la haute mer, qui connaîtra un destin tragique, va héberger un équipage de plus de quarante hommes et mousses

À l’époque, la vie d’un marin est rude …

À bord, les conditions de vie sont difficiles : il faut composer avec les cafards, les rats, les poux et les puces !

Christophe Colomb a sa cabine, mais les autres marins dorment sur le pont pour ne pas être trop à l’étroit.

Comme il vaut mieux être prévoyant, il y a des provisions pour plusieurs mois : des tonneaux de vin, d’eau, de vinaigre, de poisson salé, des sacs de riz, de farine, de biscuits de mer.

… et il faut craindre le scorbut !

Une fois en mer, il faut redouter le scorbut, la maladie des longues traversées. Elle atteint les marins privés de fruits et de légumes frais depuis plusieurs mois. Elle attaque d’abord les gencives puis le visage où apparaissent des ulcères. Le malade souffre d’hémorragies, ses articulations se bloquent ; il finit par en mourir.

À l’époque, il n’était pas rare que la quasi totalité d’un équipage succombe au scorbut. Mais l’équipage de Christophe Colomb échappera à ce mal grâce à une longue escale d’un mois aux Canaries qui réduira son voyage vers l’inconnu à une durée de quelques semaines !

Compréhension de texte

1 –  À l’époque de Christophe Colomb, comment la vie à bord se passe-t-elle ?

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2 –  Pourquoi les marins sont-ils souvent atteints du scorbut ?

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3 – Quels sont les effets du scorbut ? Soulignez le passage du texte concerné.

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Extrait du journal de bord de Christophe Colomb – Terre en vue !

Le 11 octobre 1492, 33 jours après avoir quitté les Canaries (iles espagnoles au Nord de l’Afrique), l’équipage de la Santa Maria voit se profiler la terre ! Christophe Colomb est persuadé qu’il a atteint les Indes. Il débarque en fait sur Guanahani, une petite île des Bahamas, et au loin se profile le continent qu’on appellera un jour l’Amérique …

Moi, afin qu’ils nous aient en grande amitié et parce que j’ai connu qu’ils étaient gens à se rendre et convertir bien mieux à notre Sainte Foi par amour que par force, j’ai donné à quelques-uns d’entre eux quelques bonnets de couleur et quelques perles de verre qu’ils se sont mises au cou, et beaucoup d’autres choses de peu de valeur dont ils eurent grand plaisir ; et ils nous firent tant d’amitié que c’était merveille. Ensuite, ceux‑là venaient, nageant près des navires dans lesquelles nous étions, et ils nous apportaient des perroquets, du fil de coton en pelotes, et beaucoup d’autres choses qu’ils échangeaient contre d’autres que nous leur donnions.

Mais il me parut qu’ils étaient des gens très dépourvus de tout. Ils vont nus, tels que leur mère les a enfantés, et les femmes aussi, toutefois je n’en ai vu qu’une, qui était assez jeune. Et tous les hommes que j’ai vus étaient jeunes, aucun n’avait plus de trente ans ; ils étaient tous très bien faits, très beaux de corps et très avenants de visage, avec des cheveux quasi aussi gros que le crin de la queue des chevaux, courts et qu’ils portent jusqu’aux sourcils, sauf en arrière, quelques mèches qu’ils laissent longues et jamais ne coupent.

Certains d’entre eux se peignent le corps en brun, d’autres se peignent en blanc et d’autres en rouge vif, et d’autres de la couleur qu’ils trouvent. Certains se peignent le visage et d’autres tout le corps ; certains se peignent seulement le tour des yeux et d’autres seulement le nez.

Ils ne portent pas d’armes ni même ne les connaissent, car je leur ai montré des épées que, par ignorance, ils prenaient par le tranchant, se coupant.

Compréhension de texte

4 – Citez certaines des caractéristiques des indigènes qui surprennent Christophe Colomb et son équipage.

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