Objectif : je découvre le premier combat d’Ulysse, déclencheur de dix années d’errance

« Nous parvînmes au pays des Cyclopes, orgueilleux sans lois qui, confiants dans les dieux immortels, ne plantent pas de leurs mains et ne labourent pas. Toutes les plantes poussent pour eux sans qu’ils les sèment ni les cultivent. Ils habitent dans des grottes profondes et chacun y dicte sa loi à sa femme et à ses enfants sans s’occuper des autres. »

Pourquoi peut-on dire que les cyclopes, fils du dieu de la mer Poséidon, ont la vie facile ?
L’arrivée au pays des cyclopes

« Nous vîmes une haute caverne ombragée de lauriers, près de la mer. Là séjournait Polyphème qui, seul et loin de tous, menait paître ses troupeaux, sans fréquenter d’autres gens : il vivait à l’écart et ne connaissait pas la justice.  C’était un monstre prodigieux. »
Mais au fait, qui est polyphÈme ?

Ulysse et ses compagnons entrèrent dans la grotte et y prirent de quoi se restaurer. Arriva le cyclope : Ulysse le supplia de leur accorder l’hospitalité …
Le Monstre se montrera-t-il hospitalier ?

« Il se précipita sur mes compagnons, les mains tendues, et en saisit deux qu’il écrasa contre la terre comme des petits chiens. Leur cervelle jaillit et coula sur la terre. Il les découpa membre à membre et en fit son repas : il les dévora comme un lion nourri sur la montagne, sans rien laisser, ni leurs entrailles, ni leurs chairs, ni leurs os plein de moelle. »
Il SEMBLERAIT QUE NON …

Lecture d’un extrait de l’Odyssée

Ulysse et ses compagnons se retrouvent enfermés dans l’antre de cet anthropophage ! Mais Ulysse est plein de ruse, et il décide d’enivrer le cyclope pour l’endormir et de lui faire croire que son nom est « Personne ».

Le sommeil, invincible dompteur, le gagne. De sa gorge, du vin jaillit ainsi que des morceaux de chair humaine ; et il rote, l’ivrogne !

J’enfouis alors le pieu sous l’abondante cendre pour le chauffer ; j’encourage de mes propos mes compagnons, afin qu’aucun, de peur, ne défaille. Mais, quand bientôt le pieu d’olivier dans le feu rougeoyant, quoique vert, jette une lueur terrible, m’approchant, je l’en retire. Mes compagnons étaient autour de moi ; un dieu nous insufflait un grand courage. Eux, s’emparant du pieu d’olivier acéré, l’enfoncent dans l’œil. Moi, appuyant dessus de tout mon poids, je le fais tourner […] ; ainsi, tenant dans l’œil le pieu affûté à la flamme, nous tournons, et le sang coule autour du pieu brûlant. Partout sur la paupière et le sourcil grille la prunelle en feu. […] Il pousse un rugissement, la roche en retentit, nous nous enfuyons apeurés ; alors, il arrache de l’œil le pieu sanglant, le jette loin de lui de ses mains, affolé, et à grands cris appelle les Cyclopes qui habitaient dans les grottes des alentours, sur les cimes venteuses.

En entendant ses cris, ils accourent de partout et, debout devant la grotte, lui demandent la cause de sa peine :

« Quel mal t’accable, Polyphème, pour que tu cries ainsi dans la nuit immortelle, et nous empêches de dormir ? Serait-ce qu’on te tue par la ruse ou la force ? »

Du fond de l’antre, le grand Polyphème s’écrie : « Par ruse, et non par force, amis ! Mais qui me tue ? Personne ! »

Les autres répondent avec ces mots ailés : « Personne ? … contre toi, pas de force ? … tout seul ? … C’est alors quelque mal qui vient du grand Zeus, et nous n’y pouvons rien : invoque Poséidon, notre roi, notre père ! »

À ces mots ils s’en vont et je riais tout bas : c’était mon nom de Personne et mon esprit habile qui l’avaient abusé.

Gémissant, torturé de douleurs, le Cyclope, en tâtonnant des mains, était allé lever le rocher du portail, puis il s’était assis en travers de l’entrée, les deux mains étendues pour nous prendre au passage, si nous voulions sortir dans le flot des moutons […]. Et voici le projet que je crus le plus sage. Ses béliers étaient là, des mâles bien nourris, à l’épaisse toison. Sans bruit, avec l’osier, qui servait de lit à ce monstre infernal, j’avais fait des liens. J’attache les béliers ensemble, trois par trois : la bête du milieu porterait l’un de mes gens ; les autres marchant à ses côtés, sauveraient mes hommes. […]

[Ils patientent jusqu’au lendemain où Polyphème sort son troupeau sans se rendre compte de la supercherie. Une fois qu’Ulysse a embarqué avec ses compagnons à bord de leurs navires, celui-ci ne peut s’empêcher de s’écrier :]

« Cyclope, si jamais homme mortel te demande qui t’infligea la honte de te crever l’œil, dis-lui que c’est Ulysse, le pilleur de Troie, le fils de Laerte, qui a sa demeure en Ithaque. »

[Ce à quoi Polyphème répond :] « Exauce-moi, Poséidon, maître de la terre, dieu à la chevelure d’azur. Si je suis vraiment ton fils et si tu prétends être mon père, accorde-moi que jamais il ne revienne en sa maison, cet Ulysse, le pilleur de Troie, le fils de Laerte, qui a sa demeure en Ithaque. »

Compréhension de texte

1 – Enfermés dans la grotte de Polyphème, Ulysse et ses compagnons semblent promis à un sort terrible.
Heureusement que le divin Ulysse est rusé ! Comment s’y prend-t-il pour aveugler le monstre ?

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2 – Pourquoi les autres Cyclopes ne viennent-ils pas en aide à Polyphème lorsqu’ils l’entendent hurler de douleur ?

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3 – Ulysse réussit à faire sortir tous ses compagnons grâce à une nouvelle ruse. Mais qu’est-ce qu’il ne peut pas s’empêcher de faire une fois qu’il est hors de danger ? Cela aura une lourde conséquence. Laquelle ?

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