Objectifs : 1 – Je m’interroge sur la notion de monstruosité 2 / Je pars à la découverte des « monstres » des contes japonais d’autrefois
Le folklore japonais regorge de « monstres », que l’on appelle les yōkai (妖怪). Depuis la nuit des temps, ces esprits malveillants ou juste farceurs inspirent de nombreux artistes au pays du soleil levant. Ainsi on les retrouve depuis le Moyen-âge, dans les peintures, les estampes, les contes et plus récemment dans les jeux vidéo et les mangas.
1 – Quels sont les mots que vous associez à l’idée demonstreyōkai ?
Merci pour ta réponse !
Le mot « monstre » vient du latin monstrum qui signifie « prodige » et monstrare qui signifie « montrer du doigt ».
On distingue trois sens du mot « monstre » :
- être, animal fantastique et terrible des légendes et des mythologies
- personne d’une laideur physique effrayante
- personne effrayante par sa méchanceté
3 – A l’oral – Le « monstre » est donc, étymologiquement, celui que l’on « montre » du doigt parce qu’il estétrangedifférentcruelméchantmais est-il pour autant « monstrueux » ?

J’en apprends plus sur les yōkai
Les yōkai, qui font partie de la tradition et de la culture du Japon, sont particulièrement ancrés dans les petites villes et villages, où leurs histoires sont transmises de génération en génération.
S’ils existent dans le folklore japonais depuis des siècles, c’est au cours de la période Edo (17e-19e siècles) qu’ils ont commencé à être largement représentés dans l’art.
Lorsque quelque chose d’étrange et d’irrationnel pour l’esprit humain se produisait autrefois au Japon, on l’attribuait aux actions des yōkai.
Les yōkai habitent parfois des lieux naturels considérés comme sacrés selon le shintoïsme (la religion ancestrale du Japon) : montagnes, forêts, rivières, etc. Ils se confondent alors quelque peu avec les kami (dieux du shintoïsme !)
Mais il existe également d’autres yōkai qui vivent en harmonie avec notre monde et se cachent dans des lieux et des objets du quotidien au Japon.


