Lecture du conte – Momotarō (桃太郎)

Il y a très longtemps, à la campagne, vivait un vieux couple sans enfant. Un jour, alors que son mari était parti en forêt ramasser du bois, la vieille femme alla jusqu’à la rivière pour laver son linge. Elle aperçut alors quelque chose qui flottait dans le courant. Intriguée, elle ramassa un bâton de bambou qui se trouvait là et ramena l’objet sur la berge. C’était une très grosse pêche rouge, qui sentait magnifiquement bon. Elle se hâta de finir de laver son linge et de rentrer chez elle, afin de préparer le repas. Le dessert était déjà trouvé…

Les deux vieillards étaient attablés, et la vieille femme commença à couper la pêche. Mais celle-ci s’ouvrit en deux toute seule et un tout petit bébé en sortit. Voyant cet enfant qu’ils avaient tant désiré, le vieil homme et la vieille l’adoptèrent et l’appelèrent Momotarō, ce qui signifie «le premier enfant de la pêche». Ses parents adoptifs prirent grand soin de lui et il devint un jeune homme dégourdi et très très fort. Mais il était un peu fainéant et passait son temps à dormir. Un jour, ses parents adoptifs finirent par se fâcher et lui demandèrent de les aider, et d’aller chercher un peu de bois dans la montagne. Il revint avec un arbre entier et Momotarō prouva là qu’il dépassait n’importe qui par la force. Un jour, Momotarō entendit parler des onis d’Onigashima (l’île des onis) qui semaient la terreur parmi ses gens des alentours. Il supplia ses parents adoptifs de le laisser aller chasser les onis. Ils furent surpris et inquiets, mais Momotarō insista si longuement qu’ils finirent par accéder à sa demande.


Momotarō se prépara pour son voyage, et la vieille femme lui prépara des kibidangos, c’est-à-dire des boulettes de millet. Sa recette était la meilleure de tout le Japon, et elle voulait que Momotarō se nourrisse correctement pendant son voyage. Elle les mit dans de petits sacs que Momotarō accrocha à sa ceinture, puis ils se dirent au revoir. Momotarō leur promit de revenir bientôt, les bras chargés des richesses dérobées par les onis. Sur sa route, et alors qu’il marchait d’un pas léger, un chien le rejoint et trottina ses côtés avant de demander :

– Momotarō San, Momotarō San, qu’est-ce que tu as, là, accroché à ta ceinture ?
– Ce sont des dangos que ma mère a préparés. Les meilleurs de tout le Japon !
– Et où vas-tu d’un si bon pas ?
– A Onigashima. Je vais me battre avec les onis, et récupérer ce qu’ils ont volé.
– Si tu me donnes un dango, je t’accompagnerai, et je t’aiderai à vaincre les onis.

Momotarō sourit, envoya une boulette au chien qui la dévora. Puis ils continuèrent tous deux leur chemin.

Ils croisèrent alors un singe doué de parole…
– Momotarō San, Momotarō San, qu’est-ce que tu as, là, accroché à ta ceinture ?
– Ce sont des dangos que ma mère a préparés. Les meilleurs de tout le Japon !
– Et où vas-tu d’un si bon pas, avec ce chien ?
– A Onigashima. Nous allons nous battre avec les onis, et récupérer ce qu’ils ont volé.
– Si tu me donnes un dango, je vous accompagnerai, et je vous aiderai à vaincre les onis.

Momotarō sourit, envoya une boulette au singe qui la dévora. Puis ils continuèrent tous trois leur chemin. Ils croisèrent alors un faisan doué de parole…
– Momotarō San, Momotarō San, qu’est-ce que tu as, là, accroché à ta ceinture ?
– Ce sont des dangos que ma mère a préparés. Les meilleurs de tout le Japon !
– Et où vas-tu d’un si bon pas, avec ce chien et ce singe ?
– A Onigashima. Nous allons nous battre avec les onis, et récupérer ce qu’ils ont volé.
– Si tu me donnes un dango, je vous accompagnerai, et je vous aiderai à vaincre les onis.
Momotarō sourit, envoya une boulette au faisan qui la dévora. Puis ils continuèrent tous quatre leur chemin.

Ils arrivèrent en vue d’Onigashima, l’île des onis. Ils louèrent un bateau pour traverser le bras de mer et débarquèrent sur l’île. Pour pénétrer dans le domaine des onis, il fallait franchir une haute porte barricadée. Le faisan s’assura que la voie était libre pour que le singe puisse aller tirer le verrou, puis le chien poussa le battant. Ils se trouvèrent alors face à face avec une armée de démons hideux, d’onis tous plus féroces les uns que les autres. La lutte s’engagea. Le chien mordait, le singe pinçait et donnait des coups, le faisan piquait les yeux de son bec acéré, Momotarō donnait des coups à tous les monstres qu’il croisaient, et tous les quatre finirent par mettre tous les démons en déroute. Ils se trouvèrent alors en face d’Akandoji, le chef des onis, le plus puissant de tous.

Akandoji, armé d’un grosse barre de fer s’attaqua à Momotarō qui évita le coup et se rua sur l’assaillant pour un violent corps à corps aidé par ses trois compagnons qui mordaient, piquaient ou tapaient à qui mieux mieux. Finalement Momotarō parvint à mettre son ennemi à terre, et il le ficela avec une solide corde si serrée que le démon ne pouvait même plus bouger le petit doigt.

– Momotarō, libère-moi ! Je jure que si tu me rends ma liberté, je quitterai immédiatement le pays, pour toujours.
– Et qu’en est-il de toutes tes richesses ?
– Prend-tout. La liberté vaut bien plus que tout cet or.

Momotarō libéra Akandoji, qui prit ses jambes à son cou, accompagné de tous ses démons. Après avoir rassemblé tous les trésors et les richesses de l’oni, Momotarō les chargea sur le bateau puis sur une charrette pour les emmener chez lui. Sur le chemin du retour, les quatre compagnons se remémoraient fièrement l’aventure qu’ils avaient vécue, et mangèrent les derniers dangos avec appétit.

Grande fut la joie de ses parents adoptifs et de tous les villageois lorsque Momotarō revint à la maison. Il partagea les richesses et il raconta de nombreuses histoires sur son aventure dans l’île des onis, et devint un homme riche et respecté.

Compréhension de texte

1 – Au début de l’histoire, Momotarō, le garçon né d’une pêche, révèle un trait de caractère peu appréciable. Lequel ? Quel particularisme physique en fait cependant un garçon hors du commun ?

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2 – Décidé à combattre les onis pour prouver qu’il n’est pas un « bon à rien », Momotarō se met en chemin et rencontre successivement un chien, un singe et un faisan doués de parole. En échange de quoi ces derniers acceptent-ils de devenir des guerriers à la solde de Momotarō ?

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3 – D’après vous, qu’est-ce qui fait que Momotarō a pu aussi facilement remporter le combat contre les onis ?

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One thought on “Séance 3 – Histoire de Momotarō, le héros né dans une pêche, et de sa lutte contre les onis”

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