Exercices de réécriture

Objectif : je pratique un exercice type brevet

Réécrivez ce texte en remplaçant l’imparfait par du passé simple.

Les passants, surpris de ce retour d’hiver, filaient vite, en boutonnant leurs paletots. Cependant, toute une émotion fermentait dans les boutiques du voisinage ; et l’on voyait, contre les vitres, les faces pâles des petits commerçants, occupés à compter les premières voitures, qui s’arrêtaient devant la nouvelle porte d’honneur, rue Neuve-Saint-Augustin. […] Lorsque les petits commerçants levaient la tête, ils apercevaient l’amoncellement des marchandises, par les glaces sans tain qui, du rez-de-chaussée au second étage, ouvraient la maison au plein jour.

É. ZolaAu Bonheur des Dames, 1883.

Correction

Les passants, surpris de ce retour d’hiver, filèrent vite, en boutonnant leurs paletots. Cependant, toute une émotion fermenta dans les boutiques du voisinage ; et l’on vit, contre les vitres, les faces pâles des petits commerçants, occupés à compter les premières voitures, qui s’arrêtèrent devant la nouvelle porte d’honneur, rue Neuve-Saint-Augustin. […] Lorsque les petits commerçants levèrent la tête, ils aperçurent l’amoncellement des marchandises, par les glaces sans tain qui, du rez-de-chaussée au second étage, ouvrirent la maison au plein jour.

Réécrivez ce texte en transformant la première personne du singulier en première personne du pluriel.

Un des moments les plus doux de ma vie, ce fut il y a plus de trente ans, et je m’en souviens comme d’hier, lorsque mon père me vit arriver du collège les bras chargés des prix que j’avais remportés, et les épaules chargées des couronnes qu’on m’avait données, et qui, trop larges pour mon front, avaient laissé passer ma tête. Du plus loin qu’il m’aperçut, il laissa son ouvrage, il s’avança sur sa porte, et se mit à pleurer.

D. DiderotLettres à Sophie Volland, 1760

Correction

Un des moments les plus doux de notre vie, ce fut il y a plus de trente ans, et nous nous en souvenons comme d’hier, lorsque notre père nous vit arriver du collège les bras chargés des prix que nous avions remportés, et les épaules chargées des couronnes qu’on nous avait données, et qui, trop larges pour notre front, avaient laissé passer notre tête. Du plus loin qu’il nous aperçut, il laissa son ouvrage, il s’avança sur sa porte, et se mit à pleurer.

Réécrivez ce texte en remplaçant Elle par Vous et faites toutes les modifications nécessaires

Elle est debout sur mes paupières 
Et ses cheveux sont dans les miens, 
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux, 
Elle s’engloutit dans mon ombre 
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts 
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière 
Font s’évaporer les soleils 
Me font rire, pleurer et rire, 
Parler sans avoir rien à dire.

Correction

Vous êtes debout sur mes paupières
Et vos cheveux sont dans les miens
Vous avez la forme de mes mains,
Vous avez la couleur de mes yeux
Vous vous engloutissez dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel 

Vous avez toujours les yeux ouverts
Et ne me laissez pas dormir.
Vos rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils
Me font rire , pleurer et rire
Parler sans avoir rien à dire.

Remplacez « elle » par « elles » et mettez les verbes au présent de l’indicatif.

Elle n’était pas grande, mais elle le semblait tant sa fine taille s’élançait hardiment. Elle était brune, mais on devinait que le jour sa peau devait avoir ce beau reflet des Andalouses. Son petit pied aussi était andalou, car il était tout ensemble à l’étroit et à l’aise dans sa gracieuse chaussure. Elle dansait, elle tournait, elle tourbillonnait sur un vieux tapis de Perse, jeté négligemment sous ses pieds ; et chaque fois qu’en tournoyant la rayonnante figure passait devant vous, ses grands yeux noirs vous jetaient un éclair.

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris.

Mettez le texte suivant à l’imparfait et remplacez « je » par « nous ».

J’ai le cou brisé, la nuque qui me fait mal, la poitrine creuse : je suis resté penché sur les chapitres sans lever la tête, sans entendre rien, dévoré par la curiosité, collé aux flancs de Robinson, pris d’une émotion immense, remué jusqu’au fond de la cervelle et jusqu’au fond du cœur; et en ce moment où la lune montre là-bas un bout de corne, je fais passer dans le ciel tous les oiseaux de l’île, et je vois se profiler la tête longue d’un peuplier comme le mât du navire de Crusoé !


Jules Vallés, l’Enfant.

Sans modifier le temps des verbes, réécrivez ce texte comme si le point de vue adopté n’était pas interne, mais externe ou omniscient.

Tout à coup, le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé et de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté […].

Marcel Proust, Du côté de chez Swann (1913)

Réécrivez le texte en mettant au passé composé les verbes qui sont au passé simple. Vous noterez que la lettre est écrite par une femme qui s’adresse à sa fille.

Je fus samedi à Versailles avec les Villars. […] Je saluai le Roi, comme vous me l’avez appris ; il me rendit mon salut, comme si j’avais été jeune et belle. La Reine me parla longtemps de ma maladie. Elle me parla aussi de vous. Monsieur le duc me fit mille de ces caresses à quoi il ne pense pas. Le maréchal de Lorges m’attaqua sous le nom [à propos] du chevalier de Grignan […]. Mme de Montespan me parla de Bourbon, et me pria de lui conter Vichy […].

Madame de Sévigné, Lettres (1676)

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