Dictées

Les précieuses

Le groupe de femmes, que l’on appelait « précieuses » au XVIIe siècle, était issu de la noblesse ou de la très riche bourgeoisie. La plupart avaient reçu une instruction de haut niveau. Elles lisaient le latin, écrivaient des romans ou des comédies à la mode, et dominaient par leurs qualités une foule d’admirateurs qui se pressaient dans leurs salons, au cœur des quartiers chics de Paris. Ce fut là une première forme de libération de la femme au siècle de Louis XIV.

Versailles

Versailles, c’est plus qu’un château avec de magnifiques jardins. C’est le cœur de la France, la façade orgueilleuse du règne de Louis XIV chargée d’éblouir le peuple français et l’Europe tout entière. Tant de beauté, tant de luxe, tant d’or dépensé contribuent à la politique des grandeurs du Roi-Soleil.

Le Moyen-Âge

Le Moyen Âge ne fut certes pas une période de l’histoire remplie de douceur. La vie était rude. Pour survivre, il fallait résister aux nombreuses famines, vaincre de dures épidémies ou repousser les attaques de multiples ennemis. Il serait fou de croire qu’en ces temps reculés où la poudre à canon n’était pas encore utilisée sur les champs de bataille, on pouvait couler une calme existence. Hommes et femmes mouraient très jeunes, et l’idée même du bonheur ne les effleurait jamais.

Paris

Même si le roi Louis XIV avait définitivement élu domicile à Versailles en 1672, éloignant par le fait même (le temps d’un règne à tout le moins) la cour de Paris, il n’en demeure pas moins que la Ville lumière a toujours su conserver la place qui lui était dévolue.

Ses innombrables monuments, musées, cathédrales, restaurants et cafés ont contribué à sa renommée internationale. Ses quartiers, sillonnés de rues tortueuses dans lesquelles le voyageur peut aisément s’égarer, sont tout à fait adorables. La tour Eiffel, point culminant de cette cité réputée, sert de phare salvateur aux nombreux visiteurs déboussolés.

La passion de la lecture


Beaucoup affirment que la lecture est une activité démodée et en voie de disparition, mais l’amour des livres subsiste. Plusieurs affichent d’ailleurs sans gêne leur passion et cultivent ce qu’il est parfois possible d’appeler un vice, tant les obsède cette activité. Partout, le lecteur, du plus vieux au plus jeune, apporte avec lui l’objet de son cœur et le dévore des yeux dès qu’on lui en laisse le temps.

Le lecteur passionné, ainsi que l’amoureux transi, ne dispose jamais d’assez de temps pour assouvir ce désir. Alors qu’un nombre incalculable de tâches s’accumulent dans son agenda, l’amant des livres ne les voit pas. Loin de tous, dans un monde supérieur, planent les mordus de littérature.

Le Café

Le café atterrit à Marseille au milieu du XVIIe siècle, en provenance de l’Orient. Louis XIV en buvait, mais le précieux nectar, qui excitait tant les dames de la cour, coûtait alors une fortune. Il fallut attendre le café des colonies françaises des Antilles pour permettre une large circulation de cette nouvelle boisson, laquelle concurrença le bon vin français. La mode se mit de la partie et il devint du dernier chic de croquer un chocolat, de boire un moka ou de sucer une orange givrée.

La Renaissance

Pendant longtemps, on a cru que la Terre était plate et que les navires, atteignant et dépassant l’horizon, tombaient alors dans le vide. Cette plaque du monde connu était fixe et c’est le Soleil qui en faisait le tour.

Au fond, ce sont les marins qui ont tout bousculé. Au début des temps modernes, au XVe siècle, ils découvrirent d’autres continents, des hommes différents et ce qu’on n’appelait pas encore, à l’époque, des « civilisations ». En même temps, des savants, quant à eux les pieds bien sur terre, osèrent affirmer, grâce à l’observation des astres, que c’était le Soleil, et non la Terre, qui était au centre de notre univers. Dès lors, tout se mit à bouger.

La Renaissance est marquée par le mouvement, après cette ère d’immobilité que fut le Moyen Âge.

L’annonce du printemps

La semaine dernière, on a vu éclore les premières fleurs du jardin. On n’avait pas encore déblayé le chemin le long duquel poussent les perce-neige blancs, mauves et jaune citron qu’on a plantés il y a de cela plusieurs années. On a regardé par la fenêtre, on a balayé du regard le sol encore gelé et, au premier coup d’œil, on n’a rien noté. Alors, on est sorti, on s’est approché et, même en observant la terre glacée, on ne discerna toujours rien. Puis, on aperçut un timide point clair, ébauche immaculée de cette fleur précoce qu’on a toujours hâte d’admirer au terme d’un hiver qui n’en finit plus. On n’en revenait tout bonnement pas ! On était presque en admiration devant ce miracle printanier, cette promesse de jours meilleurs où l’on n’aurait plus besoin de s’emmitoufler jusqu’aux oreilles.

Le football

Le football avait tout contre lui. Son premier défaut était d’être anglais. On maudissait le football avant de le connaitre. La malédiction fut bien plus énergique quand on le connut. Les journalistes en avaient fait de terribles descriptions ; des listes de tués et de blessés avaient été importées d’Angleterre et circulaient comme preuves ; certains proviseurs prirent sur eux de l’interdire aux lycéens. Rien n’y fit : la marée monta avec une parfaite régularité. Les jeunes gens mirent, à vaincre tous les obstacles, une persévérance incroyable. Les prairies manquaient ; ils jouèrent sur la terre battue, dans le sable.
 
D’après P. de Coubertin, « Notes sur le football », 1897.

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