Culture Littéraire – Séance inaugurale – Aladdin ou la lampe merveilleuse

Objectif : je découvre un conte merveilleux oriental

Aladin ou la lampe merveilleuse est un conte traditionnel arabo-perse.

Aladdin est un mauvais garçon, qui désobéit à sa mère et refuse de travailler. Un jour, un vieil homme lui propose de l’élever à la condition de riche marchand. Séduit par l’idée, le jeune homme quitte tout pour le suivre ; mais bientôt, pris au piège, Aladdin va découvrir les mystérieux pouvoirs d’une lampe capable de réaliser tous ses rêves.

Aladdin

Aladdin vit en Chine. Il est le fils d’un pauvre tailleur appelé Mustapha. C’est un jeune garçon turbulent que ses parents ne parviennent pas à éduquer et qui a de mauvaises fréquentations.

La mère d’aladdin

Veuve dès le début de l’histoire, et fort pauvre, la mère d’Aladdin élève seule son fils.

Le magicien africain

Il prétend être l’oncle d’Aladdin. Mais il va se révéler être un personnage malfaisant.

Premier extrait d’Aladdin ou la lampe merveilleuse

Dans la capitale d’un royaume de la Chine, très riche et d’une vaste étendue, dont le nom ne me vient pas présentement à la mémoire, il y avait un tailleur nommé Mustafa, sans autre distinction que celle que sa profession lui donnait. Mustafa le tailleur était fort pauvre, et son travail lui produisait à peine de quoi les faire subsister lui et sa femme, et un fils que Dieu leur avait donné. Le fils, qui se nommait Aladdin, avait été élevé d’une manière très négligée, et qui lui avait fait contracter des inclinations vicieuses. Il était méchant, opiniâtre, désobéissant à son père et à sa mère.

Sitôt qu’il fut un peu grand, ses parents ne le purent retenir à la maison ; il sortait dès le matin, et il passait les journées à jouer dans les rues et dans les places publiques avec de petits vagabonds qui étaient même au-dessous de son âge. Dès qu’il fut en âge d’apprendre un métier, son père, qui n’était pas en état de lui en faire apprendre un autre que le sien, le prit en sa boutique, et commença à lui montrer de quelle manière il devait manier l’aiguille ; mais ni par douceur, ni par crainte d’aucun châtiment, il ne fut pas possible au père de fixer l’esprit volage de son fils : il ne put le contraindre à se contenir et à demeurer assidu et attaché au travail, comme il le souhaitait.

Sitôt que Mustafa avait le dos tourné, Aladdin s’échappait, et il ne revenait plus de tout le jour. Le père le châtiait ; mais Aladdin était incorrigible, et, à son grand regret, Mustafa fut obligé de l’abandonner à son libertinage. Cela lui fit beaucoup de peine ; et le chagrin de ne pouvoir faire rentrer ce fils dans son devoir lui causa une maladie si opiniâtre qu’il en mourut au bout de quelques mois.

La mère d’Aladdin, qui vit que son fils ne prenait pas le chemin d’apprendre le métier de son père, ferma la boutique et fit de l’argent de tous les ustensiles de son métier, pour l’aider à subsister, elle et son fils, avec le peu qu’elle pourrait gagner à filer du coton.

Aladdin qui n’étoit plus retenu par la crainte d’un père, et qui se soucioit si peu de sa mère , qu’il avoit même la hardiesse de la menacer à la moindre remontrance qu’elle lui faisoit, s’abandonna alors à un plein libertinage. Il fréquentoit de plus en plus les enfans de son âge, et ne cessoit de jouer avec eux avec plus de passion qu’auparavant. Il continua ce train de vie jusqu’à l’âge de quinze ans, sans aucune ouverture d’esprit pour quoi que ce soit, et sans faire réflexion à ce qu’il pourroit devenir un jour. Il étoit dans cette situation, lorsqu’un jour qu’il jouoit au milieu d’une place avec une troupe de vagabonds, selon sa coutume, un étranger qui passoit par cette place, s’arrêta à le regarder.

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