Culture littéraire – Séance 2 – Aladdin rencontre le magicien africain

Objectif : J’étudie la rencontre entre Aladdin et le magicien africain

Aladdin, qui ne songe qu’à courir les rues avec des vagabonds, désespère sa mère. Mais un jour, il fait la rencontre d’un mystérieux magicien africain qui prétend être son oncle …

Extraits d’Aladdin ou la lampe merveilleuse : la rencontre avec le magicien africain

Un jour qu’il jouait au milieu d’une place avec une troupe de vagabonds, selon sa coutume, un étranger qui passait par cette place s’arrêta à le regarder. Cet étranger était un magicien que les auteurs qui ont écrit cette histoire nous font connaître sous le nom de Magicien Africain : c’est ainsi que nous l’appellerons, d’autant plus volontiers qu’il était véritablement d’Afrique, et qu’il n’était arrivé que depuis deux jours.

Il s’approcha du jeune homme, et, en le tirant à part à quelques pas de ses camarades : « Mon fils, lui demanda-t-il, votre père ne s’appelle-t-il pas Mustafa le tailleur ? – Oui, Monsieur, répondit Aladdin ; mais il y a longtemps qu’il est mort. »

À ces paroles, le magicien africain se jeta au cou d’Aladdin, l’embrassa et le baisa par plusieurs fois les larmes aux yeux.

« Ah, mon fils, s’écria le magicien africain. Je suis votre oncle ; et votre père était mon bon frère. Il y a plusieurs années que je suis en voyage ; et dans le moment que j’arrive ici avec l’espérance de le revoir, et de lui donner de la joie de mon retour, vous m’apprenez qu’il est mort !

LE MYSTÉRIEUX MAGICIEN AFRICAIN VIENT DANS LA MAISON D’ALADDIN ET DE SA MÈRE

Quand on frappa à la porte. Aladdin ouvrit, et il reconnut le magicien africain, qui entra chargé de bouteilles de vin et de plusieurs sortes de fruits qu’il apportait pour le souper. 

Il commença de s’entretenir avec la mère d’Aladdin : « Ma bonne sœur, lui disait-il, ne vous étonnez point de ne m’avoir pas vu tout le temps que vous avez été mariée avec mon frère Mustafa d’heureuse mémoire ; il y a quarante ans que je suis sorti de ce pays. Depuis ce temps-là, après avoir voyagé dans les Indes, dans la Perse, dans l’Arabie, dans la Syrie, en Égypte, et séjourné dans les plus belles villes de ce pays-là, je passai en Afrique, où j’ai fait un plus long séjour.

En se retournant du côté d’Aladdin, il lui demanda son nom. « Je m’appelle Aladdin, lui dit-il. » « Eh bien, Aladdin, reprit le magicien, à quoi vous occupez-vous ? Savez-vous quelque métier. » 

À cette demande, Aladdin baissa les yeux, et fut déconcerté ; mais sa mère, en prenant la parole : « Aladdin, dit-elle, est un fainéant. Son père a fait tout son possible, pendant qu’il vivait, pour lui apprendre son métier, et il n’a pu en venir à bout ; et depuis qu’il est mort,, il ne fait autre métier que de faire le vagabond, et passer tout son temps à jouer avec les enfants, comme vous l’avez vu. Il sait que son père n’a laissé aucun bien ; et il voit lui-même qu’à filer du coton pendant tout le jour, comme je fais, j’ai bien de la peine à gagner de quoi nous avoir du pain. Pour moi, je suis résolue à lui fermer la porte un de ces jours, et à l’envoyer en chercher ailleurs. 

QUE SE PASSE T-IL ENSUITE ? Le magicien africain décide de prendre en main l’éducation de son “neveu“ : puisque Aladdin est indécis sur son avenir, il décide d’en faire un marchands de tissus ! Le lendemain matin, ils partent ensemble explorer la ville et rencontrer les marchands.

Extraits d’AlaDDIN et la lampe merveilleuse : le magicien Africain achète de beaux habits à Aladdin

Le lendemain matin, le magicien africain ne manqua pas de revenir chez la veuve de Mustafa le tailleur, comme il l’avait promis. Il prit Aladdin avec lui, et il le mena chez un gros marchand qui ne vendait que des habits tout faits, de toutes sortes de belles étoffes, pour les différens âges et conditions. Il s’en fit montrer de convenables à la grandeur d’Aladdin, et lui dit : « Mon neveu, choisissez dans tous ces habits celui que vous aimez le mieux. Aladdin en choisit un ; le magicien l’acheta, avec tout ce qui devoit l’accompagner, et paya le tout sans marchander. 

IL l’Emmène voir les marchands

Il le mena dans les lieux les plus fréquentés de la ville, particulièrement dans ceux où étoient les boutiques des riches marchands ; et quand il fut dans la rue où étoient les boutiques des plus riches étoffes et des toiles fines, il dit à Aladdin : “Comme vous serez bientôt marchand comme ceux que vous voyez, il est bon que vous les fréquentiez, et qu’ils vous connaissent”

Il l’emmène voir de beaux palais

Il le mena par une porte qui conduisoit à de grandes et belles maisons, ou plutôt à des palais magnifiques qui avaient chacun de très-beaux jardins dont les entrées étoient libres.

Cependant ils avançaient toujours plus avant dans la campagne. Insensiblement le magicien africain mena Aladdin assez loin au-delà des jardins, et le fit traverser des campagnes qui le conduisirent jusqu’assez près des montagnes. 

Aladdin, qui de sa vie n’avoit fait tant de chemin, se sentit fort fatigué d’une si longue marche. « Mon oncle, dit-il au magicien africain, où allons-nous ? Nous avons laissé les jardins bien loin derrière nous, et je ne vois plus que des montagnes. Si nous avançons plus, je ne sais si j’aurai assez de force pour retourner jusqu’à la ville. »


« Prenez courage, mon neveu, lui dit le faux oncle, je veux vous faire voir un autre jardin qui surpasse tous ceux que vous venez de voir ; il n’est pas loin d’ici, il n’y a qu’un pas ; et quand nous y serons arrivés, vous me direz vous-même si vous ne seriez pas fâché de ne l’avoir pas vu, après vous en être approché de si près. »

Aladdin se laissa persuader, et le magicien le mena encore fort loin, en l’entretenant de différentes histoires amusantes, pour lui rendre le chemin moins ennuyeux, et la fatigue plus supportable.

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