La phrase simple et la phrase complexe (Séance du lundi 4 mai)

Objectif : je sais faire la différence entre une phrase simple et une phrase complexe

Qu’est-ce qu’une phrase simple ?

Une phrase simple est une phrase qui contient un seul verbe conjugué. On parle alors de proposition indépendante.

Exemple :

Kirujan est très sage
Victor Hugo est un grand poète


À votre tour de créer une phrase simple
Kirujan a répondu …

Madame Le Febvre est honnête 
Anis a répondu …

Anis est très attaché au cours de français pendant ce confinement
 
Assetou a répondu …
Assetou est très belle
Assetou est très intelligente
Il y a un beau soleil aujourd’hui

Qu’est-ce qu’une phrase complexe ?

Une phrase complexe est une phrase qui contient plusieurs verbes conjugués.

Exemples :

Le cheval de Dyna galopa, sauta l’obstacle.
Djahid se leva et lut sa poésie.

Dans une phrase complexe, chaque groupe de mots placés autour d’un verbe conjugué constitue une proposition.

Il y a trois manières de former une phrase complexe : la juxtaposition, la coordination, et la subordination.

La juxtaposition

Lorsque, dans une phrase complexe, plusieurs propositions de même nature sont séparées par une virgule, un point virgule ou un double point, on dit qu’elles sont juxtaposées (du latin juxta « à côté »), c’est-à-dire placées l’une à côté de l’autre.

Exemples :

Tyron est en retard en cours : il s’est endormi (phrase complexe constitue de deux propositions indépendantes juxtaposées)

Il pleut, tout devient gris, Flora se confine dans sa chambre avec un bon livre.
À votre tour de créer une phrase complexe avec des propositions juxtaposées
Dyna a écrit …
Mon chien boude : il s’est retourné face au mur.
Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille.

La coordination

Lorsque, dans une phrase complexe, deux propositions de même nature sont reliées par une conjonction de coordination, ou un adverbe de liaison (puis, ensuite, etc.), on dit qu’elles sont coordonnées.

Les principales conjonctions de coordination sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car.

Les principaux adverbes de liaison sont : alors, puis, ensuite, enfin, en effet, ainsi, aussi, par conséquent, cependant, pourtant, de plus, d’abord


Exemples :

Julia est très sérieuse, mais elle ne participe pas assez.
Anis travaille beaucoup, donc il fera vite des progrès.


Rayyân lit bien : par conséquent ses récitations de poèmes sont agréables à écouter.
Flora lut un livre, puis elle s’endormit.



À votre tour de créer une phrase complexe avec des propositions coordonnées
Kirujan a répondu …
Il fait des bêtises alors il est puni.
Assetou a répondu …
Il fait très froid mais il y a un peu de soleil, bizarre comme temps.
Assetou travaille beaucoup donc elle aura des points sur ClassDojo.
Je travaille beaucoup mais je pense que je ne suis pas assez concentrée.
 

La subordination

Lorsque, dans une phrase complexe, deux propositions sont subordonnées, cela signifie que la proposition subordonnée est reliée à une autre proposition dite principale dont elle dépend.

La subordonnée peut être :

– une subordonnée complétive, introduite par un conjonction de subordination (que, à ce que, de ce que)

– une subordonnée relative, introduite par un pronom relatif
– une subordonne infinitive
– une subordonnée circonstancielle
La subordonnée complétive

La subordonnée complétive est introduite par un conjonction de subordination (que, à ce que, de ce que). Elle vient compléter un verbe.

Exemples :

Kirujan, je pense (proposition principale) que tu as fait des progrès (proposition subordonnée complétive)

Anis, je m’attends (proposition principale) à ce que tu restes le premier sur ClassDojo (proposition subordonnée complétive)

Je sais (proposition principale) que Julia travaille beaucoup (proposition subordonnée complétive)

À votre tour de créer une phrase complexe avec une subordonne complétive
Tyron a écrit …
Je sais (proposition principale) que je suis capable de travailler régulièrement (proposition subordonnée complétive)
Tiago a écrit :
Je sais (proposition principale) qu’à la fin du confinement le réveil sera difficile (proposition subordonnée complétive)
Une subordonnée relative

La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, sous lequel). Elle vient compléter un nom ou un pronom.

Exemples :

Kirujan aime le livre (proposition principale) que Tyron lui a offert (proposition subordonnée relative)

Shana mange le gâteau au chocolat (proposition principale) qu’elle a cuisiné (proposition subordonnée relative)

À votre tour de créer une phrase complexe avec une subordonnée relative
Tyron a écrit …
Rayyan savoure le pain (proposition principale) que Tyron a préparé.
Anis a écrit …
Anis fait les devoirs (proposition principale) que Mme Le Febvre lui a donnés (proposition subordonnée relative)
La subordonnée circonstancielle

La subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction (quand, lorsque, parce que, si bien que, même si, etc). Elle a la valeur d’un complément circonstanciel et peut indiquer : le temps, le lieu, la cause, la conséquence, la comparaison, etc.

Exemples :

Nous ne savons pas (proposition principale) quand le Covid-19 faiblira (proposition subordonnée circonstancielle de temps)

Tiago est triste (proposition principale) parce qu’il ne peut plus jouer au football (proposition subordonnée circonstancielle de cause)

À votre tour de créer une phrase complexe avec une subordonnée circonstancielle
Shana a écrit …
Je suis triste (proposition principale) parce que je ne peux pas faire de tarte aux fraises ((proposition subordonnée circonstancielle de cause)
Justine a écrit …
Justine est dans la galère (proposition principale) parce qu‘elle n’a pas fait ses devoirs (proposition subordonée circonstancielle de cause).
Dyna a écrit …
Je ne sais pas (proposition principale) quand je remonterais à cheval (proposition subordonnée circonstantielle de temps)

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