Culture littéraire – Vendredi ou la vie sauvage – Séance 3 – Une tentative d’Evasion

Objectif : J’étudie la tentative d’évasion de Robinson

L’évasion

Robinson Crusoë est désormais prisonnier de l’île déserte dans laquelle il a trouvé refuge. Son premier réflexe est de tenter de s’évader par la mer.

À la fin, Robinson n’en pouvait plus d’attendre en surveillant l’horizon vide. Il décida d’entreprendre la construction d’un bateau assez important pour rejoindre la côte du Chili. Pour cela, il lui fallait des outils. Il se résigna donc, malgré sa répugnance, à visiter l’épave de La Virginie pour en rapporter tout ce qui lui serait utile.

Il réunit avec des lianes une douzaine de rondins en une sorte de radeau, instable certes, mais cependant utilisable à condition qu’il n’y ait pas de vagues. Une forte perche lui servit à faire avancer le radeau, car l’eau était peu profonde par marée basse jusqu’aux premiers rochers sur lesquels il put ensuite prendre appui. 

Il fit ainsi par deux fois le tour de l’épave. Ce qu’on pouvait voir de la coque était intact, et elle devait être plantée sur un récif caché sous l’eau. Si l’équipage était resté à l’abri de l’entrepont, au lieu de s’exposer sur le pont balayé par les lames, tout le monde aurait eu peut-être la vie sauve. Le pont était encombré par un tel enchevêtrement de mâts rompus, de vergues et de câbles emmêlés qu’il était difficile de se frayer un passage.

Le même désordre régnait dans les soutes, mais l’eau n’y avait pas pénétré, et Robinson trouva dans des coffres des provisions de biscuits et de viande séchée […]

Il rapporta de l’épave deux caisses de biscuits, une longue-vue, deux mousquets à silex, un pistolet à double canon, deux haches, une bêche, une pioche, et un marteau […]

Dès le lendemain, il entreprit la construction d’une embarcation qu’il baptisa par anticipation L’Évasion.

Dans une clairière parfaitement plane, Robinson mit à jour sous les herbes un beau tronc de myrte sec, sain et de belle venue qui pourrait faire la pièce maîtresse de son futur bateau. Il se mit aussitôt au travail. Il travaillait lentement, soigneusement, assemblant les pièces du bateau comme celles d’un puzzle.

L’Évasion était terminée […] L’Évasion allait-elle bien tenir la mer ? Serait-elle assez étanche ? N’allait-elle pas chavirer sous l’effet de la première vague ? Dans ses pires cauchemars, elle coulait à pic à peine avait-elle touché l’eau, et Robinson la voyait s’enfoncer comme une pierre dans des profondeurs vertes …
Enfin il se décida à procéder au lancement de L’Évasion. Il constata qu’il était incapable de traîner sur l’herbe et sur le sable jusqu’à la mer cette coque qui devait bien peser cinq cents kilos. 

Il renonça. 

Quelques pistes de lecture …

Comment Robinson baptise t-il le bateau qu’il construit ? Pourquoi ? 

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