CULTURE LITTÉRAIRE – REGARDS D’ENFANCE – MON VOISIN TOTORO – SÉANCE 2 : entre réalité et imagination

Objectif : j’observe le monde à travers le regard de deux enfants pleins d’imagination

Entre réalité et imagination

De 20 min. 40 à 41 min. 21

Un rêve d’enfant : au moment où Satsuki se réveille, on voit se dissiper ce qui semble être son rêve, et qui a pour protagonistes les noiraudes et le grand camphrier. Qu’est-ce que ce rêve vous évoque ?

Une visite à l’hôpital : qu’apprend t-on sur la mère de Satsuki et de Mei ? Décrivez sa relation avec ses filles.

Un repas japonais : En quoi la scène de repas est-elle conforme à la tradition japonaise ?

Une journée normale : comment une journée normale se déroule t-elle dans la famille Kusakabe ? Qu’apprend t-on sur le travail du père ? Enfin, préfèreriez-vous passer la journée à l’école avec Satsuki, ou bien à herboriser dans un jardin avec Mei ?

Rencontre avec les trois totoros : à quoi ressemblent les bestioles rencontrées par Mei ? Sont-elles le fruit de son imagination ? Où mènent le tunnel de verdure et celui pratiqué dans la grand camphrier qu’emprunte Mei pour les suivre ? En quoi cela fait-il penser à Alice au pays des merveilles ?

Extrait d’alice au pays des merveilles de lewis caroll

Alice, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! « La belle avance, » pensait Alice, « qu’un livre sans images, sans causeries ! »
Elle s’était mise à réfléchir, (tant bien que mal, car la chaleur du jour l’endormait et la rendait lourde,) se demandant si le plaisir de faire une couronne de marguerites valait bien la peine de se lever et de cueillir les fleurs, quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle.

Il n’y avait rien là de bien étonnant, et Alice ne trouva même pas très-extraordinaire d’entendre parler le Lapin qui se disait : « Ah ! j’arriverai trop tard ! » (En y songeant après, il lui sembla bien qu’elle aurait dû s’en étonner, mais sur le moment cela lui avait paru tout naturel.) Cependant, quand le Lapin vint à tirer une montre de son gousset, la regarda, puis se prit à courir de plus belle, Alice sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n’avait vu de lapin avec un gousset et une montre. Entraînée par la curiosité elle s’élança sur ses traces à travers le champ, et arriva tout juste à temps pour le voir disparaître dans un large trou au pied d’une haie. 

Un instant après, Alice était à la poursuite du Lapin dans le terrier, sans songer comment elle en sortirait.

Pendant un bout de chemin le trou allait tout droit comme un tunnel, puis tout à coup il plongeait perpendiculairement d’une façon si brusque qu’Alice se sentit tomber comme dans un puits d’une grande profondeur, avant même d’avoir pensé à se retenir.

Le grand camphrier vu par Mei : royaume du sacré ou royaume de l’imagination enfantine ?

Plusieurs détails laissent penser que le grand camphrier est la demeure des dieux japonais (kamis) :

  • des cordes sacrées de Shimenawa sont attachées autour de l’arbre : ce sont des cordes tressées en paille de riz qui délimitent une enceinte sacrée (plus précisément le domaine d’un kami)
  • l’antre dans lequel Mei est tombée en entrant dans le camphrier abrite une créature étrange qui ressemble à celles que Mei avait suivies (mais qui est beaucoup plus grande) : or, cette créature rappelle étonnamment Oshira-Sama, la divinité du radis dans Le Voyage de Chihiro
  • La musique qui accompagne la scène semble évoquer le sacré

Satsuki et son père retrouvent Mei : qu’est-qui laisse à penser que Mei a tout simplement rêvé ?

La visite au camphrier géant

M. Kuzakabe, pour faire plaisir à Mei, lui dit qu’elle a probablement rencontré l’esprit de la forêt. Puis il emmène ses filles saluer ce dieu de la forêt, dont le domaine n’est autre que le camphrier géant : avant de s’y rendre, ils doivent passer sous un torii, une sorte d’arche qui annonce l’entrée d’un espace sacré.

Puis, nous découvrons enfin l’Arbre sacré, vu de près. C’est donc un sanctuaire naturel, symbolisé par un shimenawa (la grosse cordelette que nous pouvons apercevoir directement sur le tronc de l’arbre). Cette corde est constituée de grosses torsades de paille de riz tressées, et délimite un un endroit sacré. 

Un peu plus tard, à la tombée de la nuit, on voit les trois totoros perchés en train de jouer de l’ocarina sur la cime du camphrier géant.

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