Conjugaison – Temps simples, temps composés de l’indicatif

Objectif : je maîtrise les temps simples et les temps composés de l’indicatif

Lorsqu’un verbe n’est pas conjugué, il est à l’INFINITIF (chanter, finir, prendre, voir). Conjuguer un verbe, c’est lui donner des marques de personne et de temps.

on distingue les temps simples et les temps composés

– Aux temps simples, le verbe est seul et c’est la terminaison qui indique la personne et le temps : je lis, nous écrivons

– Aux temps composés, le verbe est composé d’un auxiliaire conjugué (être ou avoir) et du participe passé du verbe. Le participe passé indique à quel verbe on a affaire et l’auxiliaire porte les marques de personne et de temps : j’ai lu, nous avons écrit

L’Indicatif

L’indicatif est le mode du verbe qui permet de situer les évènements dans le temps avec précision. Il existe huit temps de l’indicatif qui se répartissent en quatre temps simples et quatre temps opposés.
Temps simplesTemps composés
présent

je chante
je viens
passé composé

(auxiliaire au présent + participe passé)

j’ai chanté
je suis venu(e)
imparfait

je chantais
il, elle venait
plus-que-parfait

(auxiliaire à l’imparfait + participe passé)

j’avais chanté
il, elle était venu(e)


passé simple

je chantai
ils, elles vinrent
passé antérieur

(auxiliaire au passé simple + participe passé)

j’eus chanté
ils, elles furent venu(e)s
futur simple

je chanterai
ils, elles viendront
futur antérieur

(auxiliaire au futur simple + participe passé)

j’aurai chanté
ils, elles seront venu(e)s

Pour conjuguer un verbe aux temps composés, il faut donc connaître la conjugaison d’être et avoir à tous les temps simples et ajouter le participe passé du verbe.

Les temps composés sont souvent en relation avec un temps simple : dans ce cas, on dit qu’ils expriment l’antériorité par rapport à ce temps simple. Exemple : Tu pourras prendre ton goûter lorsque tu auras terminé tes devoirs (le futur antérieur auras terminé exprime une action qui se situe avant celle au futur simple pourras)

Le participe passé se forme différemment selon les verbes

– verbes en -er (1er groupe) : terminaison en -é (rêver = rêvé)
– verbes en -ir qui prennent la marque -issons à la première personne du pluriel au présent de l’indicatif (2e groupe) : terminaison en -i (finir = fini)
– autres verbes (3e groupe) : terminaison en -is, -t ou -u (prendre = pris / peindre = peint / vouloir = voulu)

EXERCICE : Dans les phrases suivantes, relevez les verbes conjugués et précisez leur temps

1. Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
— Valse mélancolique et langoureux vertige ! —
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. (BAUDELAIRE)

2. Sauf une cicatrice qui lui barrait la tempe et disparaissait sous la masse des cheveux, c’était, tel que me l’avait décrit minutieusement le grand Meaulnes, le fiancé du Domaine inconnu. (A. FOURNIER)

3. Nous vivions alors dans une époque étrange, comme celles qui d’ordinaire succèdent aux révolutions ou aux abaissements des grands règnes. (NERVAL)

4. Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d’un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n’auras pour alcôve et manoir
Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse creuse. (BAUDELAIRE)

5. Je suis né, reprit le médecin, dans une petite ville du Languedoc, où mon père s’était fixé depuis longtemps, et où s’est écoulée ma première enfance. A l’âge de huit ans, je fus mis au collège de Sorrèze, et n’en sortis que pour aller achever mes études à Paris. (BALZAC)

6. J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau. (BAUDELAIRE)

7. Je m’enfuis de cette chambre et de ce manoir, frappé d’horreur. La tempête était encore dans toute sa rage quand je franchissais la vieille avenue. Tout d’un coup, une lumière étrange se projeta sur la route, et je me retournai pour voir d’où pouvait jaillir une lueur si singulière, car je n’avais derrière moi que le vaste château avec toutes ses ombres. (POE)

Cahier Grévisse

Exercices 4 p. 86, 13 p. 88, 16 p. 89, 19 et 20 p. 90, 24 p. 91 (temps simples)

Exercices 5, 6 et 7 p. 99 (temps composés)

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