Le groupe nominal : les noms et leurs DÉTERMINANTS

Objectifs : 1/ Je sais repérer un nom 2/ Je sais différencier les noms propres et les noms communs

Le groupe nominal est composé au minimum d’un nom commun et d’un déterminant. Le déterminant et le nom s’accordent : on dit qu’ils forment une chaîne d’accord : un ami, des amis

Le groupe nominal peut aussi être enrichi par des expansions du noms (adjectifs et compléments du nom) : des amis de l’école, des amis intéressants

I – Les noms

Je repère les noms propres

Lyon (nom de ville), la Saône (nom de rivière), le Beaujolais, le Mâconnais, la Bresse (noms de pays) sont des noms propres, appartenant “en propre” à une rivière, à une région, à un individu, et leur attribuant comme une existence personnelle.

Ils désignent donc quelque chose de bien précis, contrairement aux noms communs. Ils s’écrivent avec une majuscule.


Trouvez des noms propres de villes, de rivières et de pays.

Massinissa a répondu …
Paris (nom de ville), Metz (nom de ville), Algérie (nom de pays), Maroc (nom de pays), la Seine (nom de rivière), le Rhône (nom de rivière) 
Amna a répondu …
Dubaï, Paris, Espagne, Brésil, Angleterre, la Seine, la mer Rouge, le Rhin, Toulouse
Saïfi a répondu …
Espagne (nom de pays) , Italie (nom de pays) , Angleterre (nom de pays), l’Ardèche( nom de rivière), le Verdon (nom de rivière), la France (nom de pays), l’Afrique de l’Est (nom d’une vaste région du monde), L’Europe (nom d’une vaste région du monde), Autriche (nom de pays).

Je repère les noms communs

Ces bateaux, le cours, des chevaux, ces villages, mon fleuve, les îles, etc : ces noms sont l’appellation commune à toute une catégorie d’êtres ou de choses : ce sont des noms communs.

Les noms communs peuvent être concrets ou abstraits :

– un nom commun concret désigne quelque chose que l’on peut saisir par les sens (c’est-à-dire que l’on peut voir, toucher, entendre) : le bateau, les chevaux

– un nom commun abstrait représente une idée : la poésie, la bonté, l’amour .

Les noms communs peuvent être composés, c’est-à-dire formés de plusieurs mots : chou-fleur, pomme de terre, porte-plume …

Ils varient en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier / pluriel)


Trouvez des noms communs concrets, abstraits et composés

Amna a répondu …
concrets : pluie, fleur, chat, oiseaux, gâteau
abstraits : ennui, joie, tristesse, mal, amour
composés : arc-en-ciel, gueule-de-loup, pomme de terre, casse-tête, cerf-volant
Massinissa a répondu …
Pomme de terre ( composé), choux-fleur ( composé), crayon à papier (composé)

La Tour Eiffel (concret), une carte (concret), un cahier (concret), un bulletin (concret), une règle (concret) une trousse (concret), le palais de l’Élysée (concret), un cirque (concret)

Un poème (abstrait), l’amour (abstrait), la santé (abstrait)

Ecrivez le féminin des Noms suivants :

Un acteur, un berger, mon bienfaiteur, un artiste, mon hôte, le lecteur, le magicien, un fermier, le tigre, un villageois, l’empereur

COMMENT RECONNAÎTRE UN NOM ?

Un nom peut être présenté par la formule “voici un / une / des” Exemple : un livre / Voici un livre

Un nom peut être précisé par un adjectif. Exemple : un beau livre / un livre intéressant

Un nom est généralement précédé d’un déterminant. Exemple : un livre, leurs livres

II – Les déterminants

Les articles définis
le / la / l’ / les / au / du / aux
Les articles indéfinis
un / une / des
Les déterminants démonstratifs
ce / cette / cet / ces
Les déterminants possessifs
mon / ma / ton / ta / son / sa / notre / votre / leur(s) / mes / tes / ses / nos / vos

ENTRAÎNEZ-vous à la lecture à voix Haute

Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d’ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d’ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d’un français si naturellement pur que l’on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois, où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France.

J’étais le seul garçon dans cette ronde, où j’avais amené ma compagne toute jeune encore, Sylvie, une petite fille du hameau voisin, si vive et si fraîche, avec ses yeux noirs, son profil régulier et sa peau légèrement hâlée !… Je n’aimais qu’elle, je ne voyais qu’elle, — jusque-là ! À peine avais-je remarqué, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, qu’on appelait Adrienne. Tout d’un coup, suivant les règles de la danse, Adrienne se trouva placée seule avec moi au milieu du cercle. Nos tailles étaient pareilles. On nous dit de nous embrasser, et la danse et le chœur tournaient plus vivement que jamais. En lui donnant ce baiser, je ne pus m’empêcher de lui presser la main. Les longs anneaux roulés de ses cheveux d’or effleuraient mes joues. De ce moment, un trouble inconnu s’empara de moi. — La belle devait chanter pour avoir le droit de rentrer dans la danse. On s’assit autour d’elle, et aussitôt, d’une voix fraîche et pénétrante, légèrement voilée, comme celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d’amour, qui racontent toujours les malheurs d’une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d’un père qui la punit d’avoir aimé. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules.

À mesure qu’elle chantait, l’ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif. — Elle se tut, et personne n’osa rompre le silence. La pelouse était couverte de faibles vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être en paradis. — Je me levai enfin, courant au parterre du château, où se trouvaient des lauriers, plantés dans de grands vases de faïence peints en camaïeu. Je rapportai deux branches, qui furent tressées en couronne et nouées d’un ruban. Je posai sur la tête d’Adrienne cet ornement, dont les feuilles lustrées éclataient sur ses cheveux blonds aux rayons pâles de la lune. Elle ressemblait à la Béatrice de Dante qui sourit au poète errant sur la lisière des saintes demeures.

Gérard de Nerval, Sylvie, 1856

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