Leçon de vocabulaire – Les mots de l’univers fantastique

Le fantastique se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste …

Ce court texte évoque le passage de la réalité ausurnaturel

Je m’assoupis en rêvant ainsi au vent frais du soir.
Or, ayant dormi environ quarante minutes, je rouvris les yeux sans faire un mouvement, réveillé par je ne sais quelle émotion confuse et bizarre. Je ne vis rien d’abord, puis, tout-à-coup, il me sembla qu’une page du livre resté ouvert sur ma table venait de tourner toute seule.

Guy de Maupassant, Le Horla

Les termes pour évoquer un cadre réaliste …

Banal, réaliste, vraisemblable, ordinaire, rassurant, quotidien, raisonnable, rationnel, cohérent, explicable, logique.

Les termes pour évoquer un cadre fantastique …

Phénomène inexplicable, étrange, insolite, mystérieux, bizarre, incompréhensible, énigmatique, incohérent, curieux, extraordinaire, extravagant, inconcevable, incroyable, inouï.

Les synonymes du mot peur

Affolement, crainte, angoisse, anxiété, effroi, frayeur, inquiétude, hantise, panique, terreur

Les manifestations physiques de la peur …

Les phénomènes étranges qui surviennent suscitent la peur …

Avoir froid dans le dos, sentir son sang se glacer dans ses veines, frissonner de peur, éprouver un frisson d’angoisse, s’affoler, sentir son cœur battre, avoir le cœur qui s’emballe, avoir le cœur qui bat la chamade, avoir des sueurs froides, être figé sur place, être pétrifié par la peur, être frappé d’horreur, claquer des dents, avoir la chair de poule, sentir ses cheveux se dresser sur sa tête, sentir ses jambes se dérober sous soi, blêmir, devenir livide, être blanc de peur.

Le désespéré de Gustave Courbet (1843)

Les manifestations de la folie

Après la peur, peut survenir la folie, à des degrés divers …

Être agité, délirer, nager en plein délire, divaguer, déraisonner, tenir des propos incohérents, être atteint par la démence, halluciner.

Dictée préparée

Le décor de l’endroit où je creusais aurait suffi à ébranler les nerfs d’un homme ordinaire. Des arbres sinistres, de taille anormale et d’aspect grotesque, me contemplaient d’en haut comme les colonnes de quelque temple infernal, assourdissant le bruit du tonnerre et celui du vent, laissant passer quelques rares gouttes de pluie. Là-bas, au-delà des troncs meurtris, illuminés par de faibles éclairs, se dressaient les pierres humides et couvertes de lierre de la maison abandonnée ; un peu plus près s’étendait le jardin hollandais, aux allées et aux massifs pollués par une végétation surabondante, blanche, fétide et corrompue, qui n’avait jamais reçu la pleine lumière du jour.
 
                                  H.P. Lovecraft, La Peur qui rode.

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