Culture littéraire – voyage en poésie – Atelier de construction d’un calligramme

Objectif : j’apprends à réaliser un calligramme

QU’EST-CE QU’UN CALLIGRAMME ?

Un calligramme est un poème dont la disposition sur la page forme un dessin.

C’est le poète français Guillaume Apollinaire qui est à l’origine du mot calligramme, formé par la contraction de « calligraphie » (art de bien écrire) et d’idéogramme (symbole graphique représentant un mot où une idée, comme les hiéroglyphes égyptiens ou les caractères chinois)


Composer un calligramme, c’est donc pratiquer un art qui allie la poésie et le dessin.



QUELQUES CALLIGRAMMES ANCIENS

L’écrivain Rabelais, au 16e siècle, commença l’un de ses livres par ce calligramme en forme de bouteille de vin.

LES CALLIGRAMMES D’APOLLINAIRE (DÉBUT 20E)

Au début du 20e siècle, le poète Apollinaire créa de nombreux calligrammes. Ici, des calligrammes en forme de colombe et de jet d’eau

LES CALLIGRAMMES D’APOLLINAIRE

Un calligramme en forme de cravate et un autre en forme de montre

LES CALLIGRAMMES D’APOLLINAIRE

Un calligramme en forme de Tour Eiffel

VOUS POUVEZ UTILISER CES POÈMES POUR CONSTRUIRE VOTRE PROPRE CALLIGRAMME

L’homme et la mer de Charles Baudelaire


Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !



Demain dès l’aube de Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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